Organisation de la circulation interne


La circulation interne recouvre les déplacements effectués à l’intérieur des bâtiments d’une entreprise ou organisation, mais aussi sur les terrains extérieurs. Cette circulation est souvent assez dense: piétons, vélos et voitures, chariots élévateurs, camions fort occupés à se parquer, effectuer une livraison ou entreposer des marchandises se croisent. Une circulation interne sûre se base sur un plan de circulation clair indiquant les flux de circulation, les règles de circulation et les zones à respecter.


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Circulation interne : risques

Un quart des accidents du travail sont liés à la circulation interne. Ils sont dus non seulement aux comportements des usagers de la route, mais aussi à l’aménagement des terrains/bâtiments et à l’organisation du travail. Les principales causes d’accident sont :

  • Un aménagement inadapté, en particulier une séparation insuffisante entre les piétons et les véhicules.
  • Une conduite imprudente.
  • Un comportement inadapté du piéton.
  • Le non-respect des procédures.
  • Une visibilité limitée à bord des véhicules (mauvaise conception, chargement réduisant la vue,…).


Établir un plan de circulation

Fluidifier la circulation interne et limiter les accidents commence par une bonne analyse de la situation. Etablir un plan de circulation clair et synoptique permettant d’identifier les problèmes et les risques est indispensable. Pour rassembler des données, l’on peut utiliser les plans préexistants (gestion logistique) et les résultats d’analyses des risques antérieures. Si ces dernières ne contiennent pas suffisamment d’informations, réaliser une analyse des risques spécifique peut s’avérer nécessaire. Les points à étudier attentivement lors de cette analyse sont non seulement les risques durant le travail proprement dit, mais aussi les circonstances éventuelles pouvant influencer ou déclencher le risque. Procédez de manière systématique et impliquez dans la mesure du possible les exécutants dans ces analyses. Ils disposent souvent d’informations précieuses qu’il ne serait pas possible d’obtenir autrement.


Que contient un plan de circulation ?

Un bon plan de circulation comprend au minimum les règles de séparation des usagers et des fonctions (par ex. stationnement, entreposage) de même que les sens de circulation, règles de priorité, vitesses maximales autorisées et zones de circulation à respecter.
Un plan de circulation se base sur le plan de l’entreprise, des entrepôts et des environs.
Il mentionne les différents flux de circulation :

  • Travailleurs.
  • Circulation interne (entre les bâtiments, dans les entrepôts, entre les départements,…).
  • Visiteurs.
  • Livraisons et enlèvements.

Le plan mentionne en outre des éléments spécifiques tels que :

  • Sorties, portails, croisements, passages pour piétons, angles.
  • Espaces de manœuvre et sens des manœuvres.
  • Quais de chargement et déchargement, parkings, stationnements cyclables.
  • Obstacles, pentes, rétrécissements.
  • Accès pour les pompiers et les services de secours.

Pour dresser la carte de la circulation interne, l’on peut aussi tenir compte d’informations pertinentes comme :

  • Les moyens de transport utilisés et les types de déplacement pour lesquels ils sont utilisés.
  • Les horaires des flux de circulation (par ex. le travail en équipes a un impact sur l’afflux de travailleurs vers et depuis les parkings).


Principes pour une circulation interne sûre

Le principe de base pour une circulation interne sûre est la séparation des différentes fonctions, notamment :

  • Rouler.
  • Marcher.
  • Entreposer.
  • Stationner.

Chacune de ces fonctions se fait de préférence dans des zones spécifiques.
Les flux de circulation doivent également être séparés. Il s’agit notamment de séparer :

  • Livraison/enlèvement.
  • Personnes/marchandises.


Voies de circulation

Pour une circulation interne fluide, il faut disposer de voies de circulation adaptées.

Pour ce faire, il faut :

  • Disposer des dimensions correctes (compte tenu de l’utilisation, des types de véhicules, de la densité,…).
  • Mettre en place une signalisation et un marquage au sol uniformes.
  • Optimiser l’aménagement (exempt d’obstacles, peu de virages et de pentes, plat, visibilité suffisante).
  • Choisir un revêtement adapté en fonction du local, de la fréquence et de la nature de la circulation, de l’emplacement du local, des circonstances (par ex. locaux ayant un taux d’humidité de l’air élevé), des activités et processus (par ex. résistance aux substances chimiques), de l’entretien nécessaire.
  • Séparer les voies de circulation pour les différents moyens de transport (infrastructure, marquage).
  • Mettre en place un éclairage suffisant et approprié.
  • Prévoir un nettoyage régulier et adapté;.
  • Etablir des règles de circulation uniformes.


Formation et surveillance

Un aménagement sûr et des règles de circulation claires ne sont pas suffisants. Une circulation sûre requiert l’engagement de chacun. L’interaction entre piétons et véhicules doit être un point d’attention permanent. Bien souvent, les piétons n’ont par exemple pas suffisamment conscience de la visibilité limitée des conducteurs de chariots élévateurs. Inversement, les conducteurs ne se méfient pas toujours assez du comportement imprévisible des piétons. Pour que les voies de circulation et les équipements de travail utilisés restent en bon état, il faut aussi que les problèmes soient immédiatement signalés et résolus. Impliquez tous les travailleurs en mettant au point une procédure simple. Veillez à ce que tout le monde soit incité à signaler immédiatement tout problème.

En savoir plus

Service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale :
Fiche aménagement des lieux de travail